La Grèce impose une phase de ‘réflexion’ ?
Juste au moment où Wall Street pensait pouvoir battre son propre record haussier hebdomadaire depuis la fin 2011, la rive européenne s’en mêle pour le tirer vers le bas, l’éloignant de cet objectif. Le président de l’Eurogroupe vient en effet de poser un ultimatum au gouvernement grec, lui imposant la date du 16 février comme deadline (soit moins d’une semaine après le sommet de l’Eurogroupe) pour « accepter la prolongation de son programme d’aide de 7,2MdsE -sous contrainte de la Troïka », un scénario que Syriza a déjà officiellement et publiquement rejeté. Si cette proposition continue à être rejetée, la Grèce devra se passer du soutien financier de l’institution. Athènes se retrouve ainsi dans une situation des plus difficiles qui lui offre très peu (voire pas) de choix. Il faut en effet rappeler que le gouvernement Tsipras, fraîchement formé, a subi coup sur coup, en l’espace de quelques jours à peine ; d’abord, la ‘sanction‘ imposée aux banques commerciales grecques par la banque centrale européenne, puis le sévère ultimatum de l’Eurogroupe, pour finir avec une nouvelle dégradation de la dette grecque à B-(indiquant clairement un défaut imminent extrême). Dans ce contexte européen tendu, il semble que les opérateurs préfèrent jouer la carte de la méfiance. Les courtiers du britannique IG notent en effet que « les investisseurs commencent à se demander si le mouvement de hausse enclenché par l’action des banques centrales n’est pas en train de toucher à sa fin », expliquant que, « à en croire l’évolution des contrats futurs en Asie et aux Etats-Unis, il semble qu’une période de réflexion s’annonce à nous ». L’équipe d’experts concède enfin que, « à la simple lumière des PER, les marchés d’actions internationaux apparaissent chers aujourd’hui ».
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